Nécessairement le gros temps fort de la journée (si l’on en croit le nombre de tweets et partages), on ne présente (déjà) plus le nouveau film de Lolita Lempika réalisé par Yoann Lemoine alias Woodkid et produit par BETC Music. Si le WOW est quasi général, les premières critiques pointent également le bout de leur nez. Ce que la twitosphère lui reproche ? Etre du déjà vu. Puer le Woodkid à plein nez. Etre totalement déconnecté du parfum.
Oui, c’est sur ceux qui n’apprécient pas la patte et l’univers de Woodkid vont rester sur leur faim. Mais nous on A-DO-RE, alors voilà ce qu’on en a pensé :
Tout d’abord il faut connaitre l’univers de Lolita Lempika, pour comprendre combien la féérie, la poésie et l’émotion font parties de l’ADN de la marque. Des sentiments que l’on retrouve de façon criante dans ce court métrage. Telle une elfe (jeune, belle, innocente) dans une forêt magique, Elle Fanning (qu’on a pu voir dans Somewhere) incarne ici la beauté pure et naturelle. Sans artifice, espiègle et rêveuse, l’héroine ne fait qu’un avec la nature, mi femme – mi animale, elle rencontre le cerf avec émotion… Une rencontre – comme une histoire d’amour – qui déchaine les éléments. Des images à couper le souffle (merci le slow motion), une atmosphère celtique saillante, une musique poignante – digne des plus beaux morceaux de la BO de Braveheart ;)
On aime, tout simplement !
Même si la présence du parfum – au moins à la fin #packshotproduit obligée t’as vu ;) – peut manquer aux marketeux, elle peut aussi se défendre. En effet, vendre un parfum c’est avant tout vendre du rêve, un univers, une personnalité. Ici, inutile de montrer le parfum, tout est dans le film. Cependant, il y a fort à parier que nous allons entendre parler de ce parfum d’ici quelques jours en presse, affichage ou TV avec un joli packshot. Oui, le but c’est quand même d’écouler du « jus » chez Sephora & co.
Patience, patience… :)









Encore du crainri qui se la raconte et puis bon en ce qui concerne le nb de tweet il suffit d’aller se ballader sur le profil de BETC pour voir les centaines de tweets « personnalisé » (si l’on veut)…
De la pub qui ne se veut pas pub justement pour pouvoir nous faire gober plus facilement toutes ce bullshit de l’univers Lolita.
À bon entendeur, salut !
Comme dit chez les compères de La réclame, réal super, aucun doute. Mais lecture du film très différente de la tienne Fanny. Le coté féérique, poétique et innocent s’est très vite effacé, laissant place à un malaise, une ambiguité dans les gestes, les symboles…
Une violence certaines avec le « combat des bois », la symbolique d’une nature vierge mais violente, une musique qui prête plus au suspense, à l’intrigue qu’au conte de fée…
Les mecs ne savent plus quoi inventer pour vendre leurs cam!
Ca reste du p*** de parfum, BETC sont moisis à faire du « buzz » de vent avec leur tweet sans fond et sans personnalité.
Lolita j’te foutrais bien un coup de râteau dans l’dos comme dirait l’autre!
A 40 centimes : Je ne trouve pas ta lecture très différente de la mienne, mais contrairement à toi je ne perçois pas de « malaise » dans ce film, même s’il y a deux rythmes : 1 plus féérique/mystique au début et 1 qui s’accélère avec le combat de bois dont tu parles. La violence de la nature ok, je l’évoque quand je parle de « mi femme mi animale » et une rencontre qui « déchaîne » les éléments. Pour la musique, j’ai parlé de « musique poignante » et fait notamment le rapprochement avec la BO de Braveheart, qui il me semble est loin d’être un conte de fées… Jamais d’ailleurs je ne mentionne le terme de « conte de fée » dans cet article, en revanche « la féérie » (notamment par le fait que l’héroine me fasse penser à une elfe des forêts) est pour ma part omniprésente (surtout au début je te l’accorde). C’est mon avis, je respecte ta lecture. Au plaisir de te croiser Joce ;)
bon, j’ai pas été assez clair ;)
Lorsque je prête attention à ce spot, j’y vois une relation ambigue avec la sexualité voir avec le viol par le choix d’une enfant de 14 ans.
Je trouve sa relation perpétuelle à la caméra assez étrange, surtout lorsqu’elle manie les bois, cela devient une scène qui oscille entre le jeu et l’auto défense…
Pour en avoir parler autour, c’est quelque chose que tout le monde ne ressent pas mais certains voit le malaise.
Perso, il y a un sentiment un peu étrange que j’ai déjà ressenti en voyant le film Trust (qui parle du viol d’une adolescente).
Le film semble avoir plusieurs lectures, dont certaines peut-être tendancieuses… Disons que si la fille n’avait pas 14 ans, je n’aurais surement pas vu tout cela…
Je n’avais pas du tout perçu cela en regardant le film, parler de « viol » me parait un peu fort, mais en revisionnant le film, il est vrai que son rapport à la caméra peut sembler ambigu, surtout au niveau de la gestuelle. Ta lecture se défend, mais ce n’est pas l’interprétation que j’en fais de prime abord. Peut être que ce genre d’images ne nous touche pas de la même façon… Sensibilité Garçons VS Filles…
Cette masturbation de bois et de la caméra à distance pour une publicité est assez évidente. Le concept du viol est clairement en filigrane et me donne envie de vomir.
Après si tu tu réfugies derrière une pseudo différence de sensibilité homme-femme, je pense que la notion de viol est assez partagé par l’ensemble de l’humanité…
Tu regardes une vidéo naïvement en prenant ça comme de l’Art.
Tu me laisses sans voix.
Merci Bob pour ce délicieux commentaire, je me réjouis de te laisser sans voix… Désolée ne pas percevoir les mêmes choses que toi et de ne pas partager ton opinion. Mais un blog c’est peut être aussi pour exprimer son propre ressenti ? Je ne me réfugie derrière rien, j’avance la différence de sensibilité comme une possibilité d’explication à une lecture différente de ce film. Le viol, n’est en effet pas ce qui me saute aux yeux de prime abord, étant donné qu’on parle d’une « publicité » pour un parfum féminin (les clients luxe ne sont pas kamikazes, pour bien les connaître). Peut être que je suis « naïve » comme tu le dis si bien… Dans ce cas, je m’excuse platement de ma naïveté et te souhaite une excellente journée.